De la peine de mort: même après l'avènement du Christianisme, il est arrivé que des Chrétiens mettent fin aux jours de leurs semblables. Si le sacrement de réconciliation permet de repartir à 0, la société civile ne peut juger de la repentance sincère d'un homme. Et même le sacrement de réconciliation peut imposer une pénitence. Pour un Chrétien, la mort n'est pas une fin, et donc la peine de mort n'est pas une condamnation définitive. Mais donner la mort ne reste pas anodin. C'est pour cela que suicide et euthanasie sont interdits par l'Église. Mais que faire quand quelqu'un brave tous les interdits ? La privation de liberté est-elle à mettre au même plan que la peine de mort? La réduction de la pleine liberté d'un être humain (en couvrant les cas d'altération neuro-chimique) ne peut être que temporaire, ou librement acceptée comme une juste rétribution. D'une certaine manière, la peine de mort peut-être vue comme une restauration de la personne. Mais il faut être juste, et mettre à côté euthanasie et peine de mort. D'un point de vue historique, délégitimer la peine de mort peut conduire au relativisme, et entamer le principe d'immuabilité de l'enseignement de l'Église. D'un autre, dans un monde non chrétien, la peine de mort est un châtiment définitif, qui contredit les valeurs d'amour prônées prônée par l'Église, et qui contrevient au bien de la société. Car comme la torture avilit le bourreau, la peine de mort peut avilir la société. À mon sens, il faut trouver un moyen de faire prendre conscience au coupable de la gravité de ses actes. La punition associée devrait alors être librement consentie, et ferait alors grandir tout le monde. Mais entre l'idéal et la pratique. ...Il faut surtout que dans nos sociétés modernes, on puisse admettre que nous avons fait quelque chose de mal, et qu'il faille réparer.
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