dimanche 11 février 2018

Eglise et intolérance

Deuxième jet, dernier dimanche avant le carême.


On reproche souvent à l'Eglise catholique ses positions que l'on trouve intolérantes, et ce sont souvent les mêmes qui exigent des punitions exemplaires pour les personnalités coupables de délits plus ou moins importants.


Or en tant que chrétien, la recherche de ce qui est juste, et l'amour du prochain, qui sont normalement des concepts bien accueillis par tout le monde, nécessite bien de dénoncer ce qui est mal, sans pour autant rechercher la punition réclamée à corps et à cris par la foule. Si des prêtres ont ordonné des pénitences publiques, cela fait bien longtemps que cela ne se fait plus, sauf si la réparation nécessaire pour obtenir l'absolution lors du sacrement de réconciliation conduit à une action publique. La dénonciation du mal n'est pas la condamnation définitive de qui le commet, c'est bien la bonne nouvelle du Christianisme. Mais le mal continue d'exister, et l'ignorer n'est pas juste. Le Christ est venu pour les pécheurs, pour ceux qui savent qu'ils font des fautes, des plus légères aux plus lourdes. Et l'Eglise invite chacun à revenir vers la justice, et si le repentir est sincère, permet d'effacer toute trace de ce qui a été fait, l'ardoise est complétement rincée, sans punition. C'est la société humaine qui demande la punition, le châtiment. Or si une pénitence est parfois demandée par l'Eglise, cette pénitence n'a pas toujours à être publique. Ceci explique, pour une part, la perception qu'ont les gens que les prélats, clercs et consacrés sont hypocrites. L'Eglise est faite d'hommes et de femmes faillibles, qui n'ont pas toujours été à la hauteur de leurs fonctions tout au long des siècles, et les remontrances de nombreux saints et saintes n'ont pas toujours été suivis d'effets visibles. Mais "Ecoutez ce qu'ils disent, mais ne faîtes pas ce qu'ils font".

Bon, je termine là-dessus, on voir ce que cela donne...