vendredi 3 août 2018

Peine de mort

De la peine de mort: même après l'avènement du Christianisme, il est arrivé que des Chrétiens mettent fin aux jours de leurs semblables. Si le sacrement de réconciliation permet de repartir à 0, la société civile ne peut juger de la repentance sincère d'un homme. Et même le sacrement de réconciliation peut imposer une pénitence. Pour un Chrétien, la mort n'est pas une fin, et donc la peine de mort n'est pas une condamnation définitive. Mais donner la mort ne reste pas anodin. C'est pour cela que suicide et euthanasie sont interdits par l'Église. Mais que faire quand quelqu'un brave tous les interdits ? La privation de liberté est-elle à mettre au même plan que la peine de mort? La réduction de la pleine liberté d'un être humain  (en couvrant les cas d'altération neuro-chimique) ne peut être que temporaire, ou librement acceptée comme une juste rétribution. D'une certaine manière, la peine de mort peut-être vue comme une restauration de la personne. Mais il faut être juste,  et mettre à côté euthanasie et peine de mort. D'un point de vue historique, délégitimer la peine de mort peut conduire au relativisme, et entamer le principe d'immuabilité de l'enseignement de l'Église. D'un autre, dans un monde non chrétien, la peine de mort est un châtiment définitif, qui contredit les valeurs d'amour prônées prônée par l'Église, et qui contrevient au bien de la société. Car comme la torture avilit le bourreau, la peine de mort peut avilir la société. À mon sens, il faut trouver un moyen de faire prendre conscience au coupable de la gravité de ses actes. La punition associée devrait alors être librement consentie,  et ferait alors grandir tout le monde. Mais entre l'idéal et la pratique. ...Il faut surtout que dans nos sociétés modernes, on puisse admettre que nous avons fait quelque chose de mal, et qu'il faille réparer.

dimanche 11 février 2018

Eglise et intolérance

Deuxième jet, dernier dimanche avant le carême.


On reproche souvent à l'Eglise catholique ses positions que l'on trouve intolérantes, et ce sont souvent les mêmes qui exigent des punitions exemplaires pour les personnalités coupables de délits plus ou moins importants.


Or en tant que chrétien, la recherche de ce qui est juste, et l'amour du prochain, qui sont normalement des concepts bien accueillis par tout le monde, nécessite bien de dénoncer ce qui est mal, sans pour autant rechercher la punition réclamée à corps et à cris par la foule. Si des prêtres ont ordonné des pénitences publiques, cela fait bien longtemps que cela ne se fait plus, sauf si la réparation nécessaire pour obtenir l'absolution lors du sacrement de réconciliation conduit à une action publique. La dénonciation du mal n'est pas la condamnation définitive de qui le commet, c'est bien la bonne nouvelle du Christianisme. Mais le mal continue d'exister, et l'ignorer n'est pas juste. Le Christ est venu pour les pécheurs, pour ceux qui savent qu'ils font des fautes, des plus légères aux plus lourdes. Et l'Eglise invite chacun à revenir vers la justice, et si le repentir est sincère, permet d'effacer toute trace de ce qui a été fait, l'ardoise est complétement rincée, sans punition. C'est la société humaine qui demande la punition, le châtiment. Or si une pénitence est parfois demandée par l'Eglise, cette pénitence n'a pas toujours à être publique. Ceci explique, pour une part, la perception qu'ont les gens que les prélats, clercs et consacrés sont hypocrites. L'Eglise est faite d'hommes et de femmes faillibles, qui n'ont pas toujours été à la hauteur de leurs fonctions tout au long des siècles, et les remontrances de nombreux saints et saintes n'ont pas toujours été suivis d'effets visibles. Mais "Ecoutez ce qu'ils disent, mais ne faîtes pas ce qu'ils font".

Bon, je termine là-dessus, on voir ce que cela donne...

 

samedi 18 novembre 2017

Premier Jet

Je m'y essaye, mais je ne pense pas être très prolifique. Cependant, je trouve que le PCD est pas mal, et devrait jouer un plus grand rôle dans la vie politique française. Malheureusement, beaucoup sortent leur revolver dès qu'ils entendent "Chrétien". Mais une bonne analyse fait remonter le principe laïc à des racines chrétiennes. Le problème catholique est que l'appel du Christ est radical, et demande à tout laisser pour le suivre. Cependant, l'Évangile est une bonne nouvelle, et doit donc apporter la joie plutôt que la peur. Nous sommes imparfaits, mais devons viser à nous améliorer. Le problème de notre ambiance actuelle est qu'elle dit qu'il faut accepter tout le monde sans chercher l'excellence. Et qu'il faut dire adieu aux nations.
Concernant les nations, en Afrique, je pense que le pire de l'héritage colonial sont les frontières. Je ne suis pas spécialiste de l'Afrique, et j'ai peu de connaissances sur ce continent, mais quand on parle de problèmes d'ethnie à l'intérieur d'un même "pays", je pense que ce pays a mal constitué son histoire.